Les filles vues par… Roy Stuart

Roy Stuart a passé sa vie à aimer et photographier les femmes. Mais ce New-Yorkais, qui s’est exilé des États-Unis en Angleterre, puis d’Angleterre en France à la recherche d’un climat de plus franche liberté sexuelle n’est pas seulement un amoureux du beau sexe, un admirateur de la sensualité féminine.

« Je me méfie toujours des gens qui se revendiquent féministes, qui le clament. »

C’est aussi, à sa manière, discrète, éthique, esthétique (on oserait même ajouter, sans rire : pudique), un militant. Avec ses épais ouvrages de photos « de charme » (pour reprendre l’expression immortalisée par Lui dans les années 60) sont autant de plongées dans ces univers si clos de la nudité, mais aussi des fenêtres ouvertes sur un autre monde.

« Exactement comme le fait la publicité, j’utilise les images pour attirer l’attention », nous a-t-il expliqué lors d’une interview : « On s’arrête sur une image sensuelle et, de la sorte, on devient réceptif au message qu’elle transmet. Dans mon cas, je l’espère, un message d’émancipation. J’essaie de faire voir, de rendre visible ce que serait un monde de licence sexuelle, pour tous les sexes, de projeter un modèle selon lequel un tel monde pourrait fonctionner ».

cover Glympstorys

« J’aime les filles libres, émancipées mais ce n’est pas politique, ça, c’est normal. Ou, en tout cas, c’est mon goût ».

Il ne revendique pourtant pas un programme politique et s’empresse de préciser : « Je ne suis pas féministe, je me méfie d’ailleurs des gens qui se croient féministes ou, du moins, qui le revendiquent, le clament haut et fort. Tout ce que je sais, c’est que moi, sur un plan tout à fait personnel, je préfère les filles intelligentes, libres, affranchies. Quand je suis avec quelqu’un, je n’aime pas que ce soit un esclave. Donc, oui, il y a un aspect subversif dans mon travail : dès qu’il y a de la nudité explicite, c’est subversif, c’est rebelle, c’est interdit. Et j’aime bien les filles qui ne suivent pas nécessairement la société, les parents. Je ne suis pas féministe, simplement d’une manière tout à fait égoïste, j’aime les femmes libres ».

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