Les filles vues par… Thomas Lélu

Les filles vues par… Thomas Lélu

Thomas Lélu est écrivain. Et plasticien. Et photographe. Vous avez sans doute entendu parler de son Manuel de la photo ratée, qui le fit connaître en 2002 aux éditions Al Dante, ou de sa toute récente exposition « Be the Change you want to see » à la galerie Nuke de Paris. Il présente en ce moment Tendre Violence à la galerie de L’Écurie à Paris -une extension du magazineIntersection.Attention : ce ne sont pas des filles sur des voitures, ce sont des filles sur des voitures, intégrées, fantasmes faisant corps avec des fantasmes. On y trouve même quelques unes des égéries du Lui d’antan… Thomas Lélu a bien voulu se prêter au questionnaire de lui.fr, avant de s’immerger dans d’autres projets multiformes et déroutants :

« Mes inspirations : les avant-gardes, Baudelaire, Jarmusch, le rap. »

Comment décrire votre travail ?
Je sélectionne des photographies dans de vieux magazines érotiques de la fin des années 60 que je scanne et recadre. Puis nous imprimons les images sur un du vinyle, qui est ensuite contrecollé à chaud directement sur la surface. En l’occurrence, ici, des capots de voiture qui ont été préparés avant le « wrapping », nom employé pour ce procédé.

Quand et comment avez-vous décidé de devenir photographe professionnel ?
Je ne suis pas vraiment un photographe… Disons que j’utilise la photographie dans mon travail et, plus généralement, je dirais l’image, au sens large. Dans ma pratique artistique, je dénature les images, ou plutôt je les déplace de leur nature première, afin de leur faire dire autre chose. J’essaye de casser la fonction même de l’image de son vecteur idéologique.

Quels sont vos sujets de prédilection ?
Le sexe, les femmes, le langage.

Quelles sont vos inspirations ou influences ?
Elle changent chaque jour… Mais depuis toujours, les avant-gardes de l’art (les « -ismes » !), la poésie américaine et globalement la culture américaine… Mais aussi le romantisme, incarné par des figures comme Baudelaire, William Blake, le cinéma de Jim Jarmusch, le rap, Kate Moss… Tout est intéressant de toute façon.

Un conseil ou deux pour les artistes en devenir ?
De n’écouter aucun conseil, justement. En général quand on est artiste, on le sait et puis c’est tout. C’est une vocation. Après, ce n’est que du travail…

Tendre Violence est exposée à l’Écurie, 44 rue Lucien Sampaix 75010 Paris, jusqu’au 5 mars. Retrouvez Thomas Lélu sur Internet, ici.

 http://www.luimagazine.fr/sexy/fille-sexy/les-filles-vues-par-thomas-lelu/

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